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12e chronique : les lundis sans viande, vous connaissez?

Le 19 mars dernier s’amorçait la campagne québécoise « lundi sans viande » incitant la population à modifier ses habitudes alimentaires, en y intégrant une journée de repas sans viande.  www.lundisansviande.net

Cette initiative, d’ailleurs appuyée par plusieurs personnalités publiques nationales, s’inspire d’un mouvement planétaire. Plusieurs pays ont en effet endossé la cause dans les dernières années, afin de sensibiliser chacun d’entre nous aux répercussions de cette habitude toute simple que l’on a de manger de la viande chaque jour de la semaine.

Et ces répercussions sont multiples. Tout d’abord, plusieurs vont mentionner l’importance du volet « éthique » de ce phénomène, épargnant ainsi la vie d’une quantité incroyable d’animaux. En fait, plus de 53 milliards d’animaux sont abattus et consommés chaque année dans le monde, dont 650 millions au Canada seulement. Ce raisonnement, longtemps remis en question, n’est pourtant pas le seul.

Cette consommation a une incidence sur le climat de notre planète. Ceux et celles désirant réduire leur empreinte écologique en covoiturant ou en utilisant seulement le vélo souhaiteraient peut-être savoir qu’il est possible de doubler l’impact positif de leurs pratiques en modifiant leurs habitudes alimentaires. En effet, alors que le transport est responsable de 13 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) à travers le monde, plus de 18 % sont causés par la production d’aliments d’origine animale. Les gaz émis sont principalement attribuables à la gestion du fumier et aux émanations de méthane (un des GES les plus puissants) des ruminants.

De plus, ce nouveau mode de vie (sans viande le lundi) permettrait de préserver une portion considérable de nos ressources. En effet, selon les auteurs du rapport CO2, Kyoto et nous : un bilan carbone pour la ville, « un hectare de terre peut produire annuellement 18 tonnes de légumes, 15 tonnes de pommes de terre ou 12 tonnes de fruits, mais seulement 400 à 500 kg de viande blanche, de lait ou d’œufs et pas plus de 33 kg de viande rouge ». Cette production requiert aussi 5 fois plus d’eau que celle d’origine végétale. Un questionnement s’impose donc dans ce monde aux ressources limitées, alors qu’au moment même, la population ne cesse d’augmenter.

Finalement, les actions prônées par cette campagne sont excellentes pour la santé. En effet, selon les diététistes du Canada et l’American Dietetic Association « Les régimes végétariens planifiés de façon appropriée sont sains, adéquats sur le plan nutritionnel et bénéfiques dans la prévention et le traitement de certaines maladies » telles que les cancers, les maladies cardiaques, l’obésité, l’hypertension artérielle, le diabète, les maladies rénales, etc.

À la suite de ces explications, il apparaît évident que l’impact positif de nos « petits gestes » peut devenir rapidement considérable. À ce jour, près de 2 000 personnes se sont engagées à ne pas manger de viande 1 fois par semaine. Résultat : plus de 322 tonnes de CO2 ont été évitées, soit l’équivalent de faire 85 fois le tour de la terre en voiture, et 15 355 animaux resteront en vie.

Le site Internet de cette campagne propose même plusieurs recettes ainsi qu’un répertoire des restaurants offrant un menu adapté afin d’outiller les citoyens dans leur démarche. Il est donc possible, et ce, dès maintenant, de modifier de façon permanente nos bonnes vieilles habitudes alimentaires. Serez-vous du nombre cette année?

Source : site Internet de la campagne « Lundi sans viande ».  
 




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