Actualités »
Promotions »
Bulletins d'information »
Chroniques »
Promotions
7e chronique verte : La déroute de l’industrie automobile américaine!
C’était écrit dans le ciel, le plus grand constructeur automobile de la planète, General Motors (GM), s’en allait vers la déroute : construction de véhicules toujours plus énergivores, mise en marché du Hummer, absence de véhicules hybrides ou l’équivalent. Résultat : le géant est acculé à la faillite.
GM était probablement le dernier à avoir vu venir le coup. La conjoncture était pourtant favorable à ce genre d’événement : épuisement des ressources pétrolières, augmentation des coûts qui en découlent, consommation toujours plus grande des pays émergents, montée de la conscience environnementale au niveau mondial. Ces dernières années, la place de premier constructeur lui avait d’ailleurs été ravie par nul autre que la compagnie japonaise Toyota. Cette dernière avait déjà initié la construction de petites voitures en plus d’avoir développé l’un des premiers modèles de voitures hybrides, la Prius.
D’ailleurs, l’augmentation du prix du pétrole commande un certain engouement pour les petites voitures. Et selon les prédictions, cette tendance est là pour rester. En effet, certains experts prédisent une augmentation du prix du baril de pétrole à 200 $ d’ici deux ans. Cela pourrait facilement se traduire par une augmentation du prix à la pompe aux alentours de 2 $ le litre. À ce prix, il y a de quoi songer à modérer et à revoir ses habitudes de transport. Les voyages en avion redeviendraient une activité de luxe accessible aux plus riches et les gens passeraient de plus en plus leurs vacances près de leur maison.
Maintenant que le gouvernement des États-Unis est devenu propriétaire de GM à plus de 60 %, cette entreprise prendra aussi un virage vert. Elle prévoit mettre en marché un véhicule entièrement électrique, la Volt, d’ici 2011. Au-delà de ces changements au niveau des habitudes de construction qui sont salutaires, nous devons pousser notre réflexion plus loin. Après que les gouvernements aient investi près de 10 milliards de dollars pour la sauvegarde de l’industrie automobile canadienne, devons-nous réellement investir ces sommes astronomiques et celles liées à la construction d’autoroutes et d’échangeurs autoroutiers alors que les alternatives nous apparaissent de plus en plus comme étant la norme? Pourquoi ne pas suivre dès aujourd’hui la tendance du 21e siècle?