La semaine dernière, nous apprenions que les marchés d’alimentation Métro inc. (Métro et Super C) allaient implanter graduellement une taxe de 0,05 $ pour chaque sac demandé dans ses magasins du Québec et de l’Ontario. Cette action fait suite à celle des compagnies Loblaws ltée (Loblaws, Provigo et Maxi) qui font déjà de même depuis le 1er mai dernier.
En 2006, 2 milliards de sacs étaient distribués au Québec dont 87 % se retrouvaient au lieu d’enfouissement. Cela représente un chiffre énorme. Un projet pilote de la chaîne d’alimentation Loblaws a démontré que l’imposition d’une telle taxe amène une diminution de l’utilisation des sacs conventionnels de l’ordre de 55 à 75 %. Le rabais de 0,05 $ jadis donné pour l’utilisation d’un sac réutilisable, lui, diminuait de seulement 4 % leur utilisation. Voilà pourquoi les grandes chaînes d’alimentation emboîtent le pas avec cette mesure.
Il ne reste plus qu’IGA qui ne passera pas à l’action immédiatement. Pour le moment, cette chaîne d’alimentation préfère baser ses actions sur le volontariat, puisqu’elle encourage ses clients à acheter des sacs réutilisables et à recycler les sacs de plastique conventionnels par l’installation de grands bacs à récupération dans chacun de ses magasins.
Devons-nous nous réjouir de ces avancées dans le domaine de l’alimentation? Bien sûr que oui, puisque que ce secteur représente l’un des plus fréquentés par les consommateurs. Qui ne va jamais à l’épicerie? Elle est là pour assouvir un besoin essentiel qui est de se nourrir. Les avancées qui sont faites dans ces magasins changeront forcément un comportement chez les consommateurs qui seront ensuite susceptibles d’adopter celui-ci pour l’ensemble de leurs achats. À cet effet, il est souhaitable que les plus petits commerces emboîtent le pas ou à tout le moins, qu’ils modifient leur comportement en n’offrant plus systématiquement un sac lorsqu’un consommateur se présente à la caisse.
Parlant de sacs de plastique, j’ai été récemment surpris d’apprendre d’un avis sur les sacs d’emplette émis en 2007 par Recyc-Québec que leur utilisation avait moins d’impact sur l’environnement s’ils sont réemployés et recyclés que la plupart des sacs compostables. C’est que ces derniers émettent, s’ils ne sont pas compostés, des gaz à effet de serre durant leur décomposition au lieu d’enfouissement. Le problème est qu’ils sont rarement compostés, surtout dans notre région, alors qu’aucune infrastructure assurant la collecte des ces matières n’est présente.
Toujours selon cet avis, l’action la plus écologique serait la réduction de l’utilisation des sacs, ensuite, dans l’ordre, l’utilisation des sacs réutilisables, les sacs de plastique conventionnels, les sacs compostables, et enfin, les sacs de papier. Pourquoi les sacs de papier sont-ils derniers? C’est parce que ça prend beaucoup d’énergie pour les fabriquer. En conclusion, si vous avez le choix de dire non à un sac ou d’en apporter qui sont réutilisables, faites-le et la terre s’en portera mieux!
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