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5e chronique verte : La sixième extinction

Plusieurs experts le disent : « La sixième grande extinction des espèces se prépare ». La dernière avait eu lieu il y a environ 65 millions d’années alors que les dinosaures ont disparu. Dans le milieu scientifique, l’hypothèse retenue expliquant celle-ci est la chute d’un gigantesque météorite dans l’actuelle péninsule du Yucatan au Mexique. Par contre, la cause de la prochaine serait tout autre : l’humanité.

L’activité humaine en serait la principale cause. C’est à tout le moins ce que pense 70 % des biologistes. Comment? Par notre vitesse d’extraction des ressources, notre production de déchets et des gaz à effet de serre qui déstabilisent tout l’équilibre des écosystèmes. En d’autres mots, cela est dû à notre consommation sans limite.

Le plus terrifiant est qu’il n’est pas impossible que nous y passions. Selon l’ONU, la population mondiale pourrait augmenter jusque vers 2050 pour se stabiliser autour de 9 milliards d’âmes. Les scénarios les plus catastrophiques font état d’une population de 2,3 milliards en 2300 après avoir atteint son sommet historique de 2050. Serait-ce le début de la disparition de notre espèce?

Dans l’Histoire, plusieurs peuples sont disparus de notre monde en raison de leurs habitudes de vie. Par exemple, sur l’île de Pâques, la population était contrainte à utiliser que les ressources de l’île. Ainsi, elle les aurait toutes épuisées jusqu’à causer la mort de tous ses habitants. Est-ce que cette mauvaise expérience pourrait servir de leçon à l’échelle de la planète?

Une chose est certaine, c’est que de la façon dont nous consommons actuellement, il est impensable que la population puisse croître indéfiniment. D’ailleurs, si tout le monde consommait comme un québécois, il faudrait les ressources de trois planètes pour vivre. Il est donc évident que ce mode de vie n’est pas viable.

Le problème est que notre modèle économique repose sur la consommation et la surconsommation. D’ailleurs, pour sortir de la crise actuelle, on nous demande de consommer à outrance et les gouvernements distribuent de l’argent pour stimuler la consommation. Ce modèle est-il viable? Il serait plutôt temps de le repenser pour mettre moins l’accent sur la consommation mais plutôt sur l’écologie, la distribution des richesses et tisser davantage des liens sociaux entre les individus, ce que l’ancien modèle nous a amené à délaisser.

En terminant, le 22 avril est le jour de la terre. En cette journée, je vous demande de prendre un peu de temps pour réfléchir à vos habitudes de consommation et vous questionner sur les petits gestes de réduction que vous pourriez mettre en œuvre dès maintenant. Ceci, afin de permettre à nos descendants, de pouvoir y vivre le plus longtemps et le plus sainement possible.

Jean-Pierre Gouin , conseiller en développement durable




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