Archives

Actualités »
Promotions »
Bulletins d'information »
Chroniques »


Promotions


3e chronique verte : À quand de vraies avancées en environnement au Canada?

Le dernier budget fédéral laisse un goût amer à plusieurs personnes sensibles à la cause environnementale. Sommes-nous vraiment surpris de son contenu? Le gouvernement Harper garde le cap comme il l’avait fait auparavant. Seuls des investissements pour le développement de l’énergie nucléaire et des technologies expérimentales, telles que le stockage du carbone et la réduction des émissions de gaz à effets de serre (GES), dans la production du pétrole à partir des sables bitumineux sont présents.

Fidèle à son habitude, le premier ministre n’offre aucun subside direct lié à la protection de l’environnement, mais passe par le développement des technologies. Pourtant, l’occasion était belle, en cette période de morosité économique, de lancer des projets environnementaux d’envergure.

Pas de modifications non plus dans le dossier des changements climatiques. Même si le nouveau président des États-Unis semble avoir fait de ce dossier l’un des ses principaux cheval de bataille, le Canada ne semble pas vouloir bouger davantage. Les entreprises qui rêvent encore de pouvoir échanger des crédits carbones à la Bourse devront encore patienter un moment, et peut-être même, attendre un nouveau gouvernement. Pourtant, plusieurs entrepreneurs du territoire salueraient une telle initiative car ils y verraient des occasions d’affaires intéressantes.

Une action importante qui a été adoptée dans le dernier budget sans être de nature budgétaire a été appuyée par les libéraux. Il s’agit de la modification de la loi sur l’évaluation environnementale. Ainsi, tout projet d’infrastructure de moins de 10 millions de dollars ne sera plus assujetti à cette loi. Pour certains, cela se traduit par une augmentation de la rapidité dans l’exécution des projets. Pour d’autres, cela signifie la fin des débats publics où les citoyens étaient informés des véritables conséquences qu’un projet d’envergure pouvait avoir sur leur environnement immédiat. Ainsi, il y aura dix fois moins d’évaluations d’impacts. Le gouvernement fédéral se défend en disant qu’il s’en tiendra seulement aux évaluations environnementales faites par les provinces. Ce que nous ne savons pas encore, c’est si les évaluations environnementales provinciales tiendront compte des impacts environnementaux découlant des compétences fédérales ou s’en tiendront à leur champs de compétence actuel. Si c’est le cas, nous essuierons un autre recul en matière environnementale dans le pays.

En terminant, une bonne nouvelle régionale sur le jugement fait par la Cour Supérieure du Québec alors qu’elle a invalidé un recours fait par des résidants d’un lac de Saint-Adolphe-d’Howard. Ces derniers critiquaient un règlement municipal limitant l’accès aux lacs Sainte-Marie et Saint-Joseph aux seules embarcations des résidents. Ce règlement avait été adopté pour limiter le nombre d’embarcations sur le lac afin d’en protéger les berges et le milieu aquatique. Comme quoi, il y encore des choses positives qui se produisent  en environnement, et ce, dans notre région.

Jean-Pierre Gouin , conseiller en développement durable


2e : Une piètre gestion des matières résiduelles au Québec
1ère : L’environnement et la morosité économique vont-ils de pairs?




Retour à l'accueil »

Retour aux archives »